Vous avez créé votre société ou votre micro-entreprise il y a peu et votre activité se stabilise. Vos rémunérations sont constantes, voire en augmentation depuis quelques mois, vous avez atteint votre but professionnel ! Maintenant que le plus compliqué est passé, vous commencez à songer à votre futur, votre famille et pourquoi pas l’achat d’une maison !

 

Vous égrainez les sites des notaires et les petites annonces et tombez sur une pépite, une petite maison de campagne comme vous en rêviez. Vous plongez sur votre téléphone pour programmer une visite avec l’agent immobilier. La maison répond à toutes vos attentes, c’est décidé, vous allez l’acheter ! Vous organisez un rendez-vous avec votre conseiller(ère) bancaire pour lui demander un prêt. Arrivé dans son bureau, vous lui expliquez la situation. Contrairement à vos attentes, celui-ci (celle-ci) ne semble pas enthousiasmé(e) et vous expose tout de suite ses réserves : votre entreprise est jeune, il va falloir prouver à l’établissement bancaire que vous avez les capacités de rembourser un prêt !

 

Il n’est pas impossible d’obtenir un prêt immobilier lorsque l’on a fraîchement créé sa société, mais il faut savoir que les établissements bancaires sont frileux vis-à-vis de cette situation. Même si vous arrivez à vous rémunérer chaque mois à la même hauteur qu’un salarié, vous ne représentez pas la stabilité d’un employé en CDI. En effet, rien n’assure à la banque que votre activité est à l’abri de l’un ou l’autre imprévu qui pourrait compromettre la stabilité de vos rémunérations et votre capacité de remboursement.

 

Tous les gérants « non-salariés » ne sont pas logés à la même enseigne

Les établissements bancaires n’ont pas les mêmes attentes vis-à-vis des entreprises, des micro-entreprises ou entreprises individuelles et des activités libérales. Voyons ensemble les conditions requises pour chaque cas.

 

Vous exercez une profession libérale réglementée…

Les établissements bancaires sont plutôt confiants car les professions libérales des domaines de la santé ou du notariat par exemple sont synonymes de rémunérations stables et potentiellement importantes. Deux années complètes d’ancienneté peuvent suffire s’il existe une bonne santé financière. Si vous avez avez de l’expérience en tant que salarié dans le même domaine, c’est un plus.

Votre dossier devra contenir :

  • un arrêté comptable de l’année en cours
  • les déclarations 2035 des deux dernières années

 

Vous êtes gérant(e)…

Si vous êtes gérant(e) non salarié(e) de votre entreprise, vos rémunérations ne sont pas fixes et dépendent de la santé de votre société. Dans ce cas, trois années au minimum d’activité seront nécessaires.

Votre dossier devra contenir :

  • les bilans comptables des trois dernières années
  • la copie des statuts de votre société
  • un arrêté comptable de l’année en cours

 

Vous êtes micro-entrepreneur(e) ou entrepreneur(e) individuel(le)…

Tout comme le gérant non-salarié, vous devez prouver la bonne santé financière de votre entreprise. Vous devez avoir au minimum trois ans d’ancienneté dans votre activité et présenter 3 bilans (ou attestations URSSAF) favorables.

Votre dossier devra contenir :

  • un arrêté comptable de l’année en cours
  • les bilans comptables des 3 dernières années

 

Vous n’avez pas l’ancienneté suffisante ?

Votre entreprise n’en est qu’à la fin de son premier ou deuxième bilan ? Il serait possible qu’une banque vous accorde toute de même un crédit immobilier si votre secteur d’activité est très porteur. Votre dossier sera évidemment plus complexe à établir et à présenter, actuellement les conditions d’octroi étant plus restreintes. C’est la raison pour laquelle je vous encourage fortement à vous faire accompagner par un courtier qui renforcera votre dossier.

 

Voici quelques conseils si votre entreprise est récente :

  • Adressez-vous à la banque chez qui vous avez le plus de contrats. En effet, une banque chez qui vous avez à la fois vos comptes personnels, professionnels et vos assurances fera normalement le nécessaire pour vous garder chez elle.
  • Proposez le plus gros apport possible. Plus l’apport est important, moins votre capacité de remboursement devrait poser problème.
  • Apportez un maximum de preuves comptables pour prouver la santé de votre entreprise et la bonne gestion de vos finances personnelles et professionnelles. Si tous vos comptes sont dans le même établissement bancaire, c’est sans doute cela que votre conseiller(ère) bancaire professionnel(le) commencera à analyser.
  • Terminez de rembourser vos autres crédits avant d’effectuer une demande pour un prêt immobilier.
  • Préparez en amont votre projet ! Avant de rechercher le « coup de cœur immobilier », faites estimer la faisabilité de votre projet et votre capacité d’emprunt.

 

Sources : credit-immobilier.ooreka.fr, boursorama.com, bonjourmabanque.com

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